Dans le dossier judiciaire portant sur les 91 milliards de francs CFA, les avocats de Farba Ngom ont choisi de différer le dépôt d’une demande de liberté provisoire, une décision stratégique qui suscite interrogations et commentaires dans les milieux judiciaires et politiques.
Selon les conseils du député-maire des Agnam, ce report ne traduit ni une renonciation ni une faiblesse de la défense, mais s’inscrit dans une approche procédurale mûrement réfléchie.
Les avocats estiment que certaines étapes clés de l’instruction doivent d’abord être franchies afin de consolider juridiquement la requête, notamment à la suite de l’audition au fond de leur client par le juge du Pool judiciaire financier (PJF).
La défense considère en effet que la demande de liberté provisoire sera plus solide une fois que l’ensemble des arguments et des contestations sur le fond du dossier auront été formellement versés au débat judiciaire.
L’objectif est d’éviter un rejet prématuré qui pourrait affaiblir la position de Farba Ngom dans la suite de la procédure.
Par ailleurs, les avocats invoquent la complexité du dossier, marqué par des accusations de détournement et de blanchiment de capitaux, ainsi que par la multiplicité des co-inculpés et des flux financiers en cause.
Dans ce contexte, ils privilégient une stratégie graduelle, articulée autour du respect des droits de la défense et du calendrier de l’instruction.
Placée sous mandat de dépôt depuis plusieurs mois, la situation de Farba Ngom reste étroitement suivie par l’opinion publique.
La défense assure toutefois que la demande de liberté provisoire sera introduite au moment jugé le plus opportun, en tenant compte à la fois des éléments médicaux, procéduraux et juridiques du dossier.
L’affaire des 91 milliards FCFA demeure ainsi au cœur de l’actualité judiciaire, illustrant les enjeux liés à la lutte contre la délinquance financière et au respect des garanties fondamentales dans le traitement des dossiers sensibles.







